Bourse ou immobilier. Faut-il faire un choix?

Homme ne sait pas choisir entre la bourse et l'immobilier

La bourse ou l’immobilier, faut-il faire un choix?

C’est à peu près la même chose pour tout le monde.

Chacun connaît, dans son entourage, sa famille lointaine, ses amis, ses collègues de travail, plusieurs personnes qui ont investi dans l’immobilier. Pour la plupart, ils ont investi dans leur résidence principale et ont un voire deux appartements en location à côté.

Il est facile d’engager la conversation, un lundi matin autour de la machine à café, avec Patrick qui a passé son week-end dans les travaux du dernier petit studio qu’il a acheté en centre-ville pour le mettre en location. Ou avec Monique, qui a reçu un appartement locatif à la suite d’un héritage et qui est dans tous ses états parce qu’elle va (encore) devoir trouver un nouveau locataire, l’actuel ayant déposé son préavis de départ.

Mais essayer d’engager la conversation avec ce petit monde au sujet des marchés financiers, ce n’est pas la même histoire. Ce serait comme vouloir attraper du poisson avec un marteau !

Quoique non, je me trompe finalement…

Ouais, c’est mes locataires qui me payent mon café, ouais…

Essayer d’engager la conversation avec tout ce petit monde au sujet des marchés financiers, c’est comme aller faire un débrief d’un débat politique pour la Présidentielle de l’entre-deux tours dans le PMU d’à côté : tout le monde a un avis, mais personne ne sait de quoi il parle !

Il faut acheter EDF parce que le prix de l’électricité est en train d’augmenter, il faut acheter LVMH parce que, c’est sûr, le luxe ne connaîtra jamais la crise ou encore LEROY MERLIN parce que les français sont des bricoleurs… Bref, chacun y va de sa petite remarque.

Mais lorsque l’on demande qui est investi sur les marchés financiers et sur quelles actions, on entend les mouches voler.

Après tout, est-ce que l’on ne pourrait pas essayer de les comprendre ? Entre le scandale Bernard MADOFF de 2008, qui avait élaboré un schéma de Ponzi pour arnaquer ses client (un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants) ou l’affaire Jérôme KERVIEL, un trader qui a pris des risques inconsidérés sur les marchés et faire perdre des milliards à la Société Générale, toujours en 2008, pas simple de leur donner tort.

Un rejet de la Bourse en France?

D’ailleurs, un sondage réalisé par la société de sondage ODOXA en 2019, a mis en lumière des chiffres surprenants.

En effet, seulement 15% des français sont présents en bourse et seulement 19% seraient prêts à investir en bourse dans le futur !

De même, les Français préfèrent laisser dormir leur argent sur leurs comptes courants : 54% y ont de l’argent qui dort et 1 sur 10 avouent même y avoir de grosses sommes.

Toujours selon cette même étude, 7 français sur 10 ne pensent pas que placer son épargne en bourse offrent de meilleures opportunités de rendement et, également, parce que la peur de perdre son capital (47%) est la première raison donnée pour ne pas placer son capital sur les marchés financiers !

Toutes ces statistiques dénotent un manque d’éducation financière flagrant dans notre pays.

Surtout, comparé aux statistiques des autres pays.

En 2018, un rapport de la Banque de France a démontré que la détention directe d’actions représente 36% du patrimoine financier des ménages. Et si l’on tient compte des actions détenues indirectement par les Américains (par le biais de fonds d’investissement par exemple) ce chiffre monte à 59% de détentions d’actions pour les ménages Américains.

Alors, pourquoi les français sont-ils fâchés avec la bourse ?

Cumuler les deux stratégies: la clef du succès?

Pourtant, un investisseur avisé saura vite se rendre compte de la puissance que représente le fait d’adopter les deux stratégies, bourse et immobilier.

D’un côté, grâce à l’immobilier, l’investisseur va pouvoir profiter de l’effet de levier si important dans la poursuite de son indépendance financière. C’est-à-dire qu’il va pouvoir emprunter de l’argent auprès des banques pour acheter un bien immobilier (maison, appartement, hangar, etc.).

Prenons l’exemple d’un investisseur qui emprunte 200 000€ auprès de sa banque pour acheter un bien immobilier qu’il va rembourser sur une période de 240 mois (soit 20 ans) à un taux fixe de 3%.

Ses mensualités de remboursement de ce bien seront de 1 100€/ mois environ. Si cet investisseur, lors de ses calculs pré-achat, a déterminé qu’il pouvait en retirer un loyer de 1 200€/mois alors il réalisera ce que l’on appelle un cash-flow positif c’est-à-dire que son bien immobilier va s’auto-financer et même lui permettre de dégager un excédent.

En immobilier, cette stratégie est très puissante car on peut considérer que ce sont les locataires du bien immobilier qui vont rembourser les mensualités du prêt de l’investisseur. Au bout de 20 ans, cet investisseur se retrouvera avec un bien immobilier qui vaudra même sans doute plus de 200 000€ (en tenant compte de l’inflation) et dont les loyers arriveront sur son compte en banque, secs (il n’aura plus de remboursement de mensualités).

ça y est, j’ai pigé le truc!!

Maintenant, considérons que cet investisseur s’intéresse également à la bourse et souhaite diversifier son portefeuille.

Prenons l’hypothèse également que, dans ses prévisions, cet investisseur a économisé 10 000€ à la suite d’une négociation avec la banque et qu’il n’a pas mis dans l’apport de son achat immobilier.

Cet investisseur décide de placer ces 10 000€ en bourse et, plus précisément sur le SP500 (un indice américain qui regroupe les 500 plus grosses capitalisations américaines). Il décide également de programmer le versement de son cash-flow immobilier soit 100€/mois pendant les 240 prochains mois.

En suivant cette stratégie, et en tenant compte du fait que l’indice SP500 progresse d’environ 9% par an (la moyenne des dernières années), notre investisseur va se retrouver, au bout des 240 mois, avec un capital de 120 000€ environ!

Les stratégies simples sont les meilleures?

Le fait d’avoir cumulé les deux stratégies a donc permis à notre investisseur de se retrouver, au bout de 20 ans, avec un capital de plus de 300 000€ – cela en ayant emprunté 200 000€ auprès de la banque, soustrait de l’apport de son prêt immo un montant de 10 000€ et en ayant simplement ré-injecter en bourse son cash-flow immobilier.

On peut, enfin, souligner le fait que cet exemple a été réalisé avec des sommes qui ne sont pas indécentes. En ménage, et avec un salaire décent pour les deux personnes du couple, tout le monde est capable d’emprunter 200 000€ tout comme il est tout à fait faisable de placer 100€ par mois sur un indice boursier et de ne plus y toucher !

Alors, la prochaine fois que vous hésitez à vous former sur l’immobilier ou sur la bourse, demandez-vous si cela ne vaudrait pas la peine de vous former sur ces 2 véhicules d’investissement…

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager 🙂

Tagged:

No responses yet

    Laisser un commentaire

    Categories

    Latest Comments

    Aucun commentaire à afficher.

    En savoir plus sur Finances et investissements

    Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

    Poursuivre la lecture